Choisir de croire.
Croire en quoi ? Croire en qui ? Quand survient une tempête qui nous déstabilise, nous fait perdre pieds jusqu’à penser que tout est perdu, qu’il n’y a pas d’issue, le doute s’installe et nous risquons d’oublier ou pire encore, de refuser d’appeler Jésus. Pourtant, Lui ne nous perd pas de vue, la main tendue vers nous. 
Dans ces moments éprouvants, comme Pierre et les disciples, il s’agit de choisir de croire en la puissance destructrice du mal ou en la capacité de Jésus de nous sauver non pas toujours des épreuves, mais dans les épreuves.

Aussitôt après avoir nourri la foule dans le désert, Jésus obligea les disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l’autre rive, pendant qu’il renverrait les foules. Quand il les eut renvoyées, il gravit la montagne, à l’écart, pour prier. Le soir venu, il était là, seul. La barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue par les vagues, car le vent était contraire.
Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer. En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent bouleversés. Ils dirent : « C’est un fantôme. » Pris de peur, ils se mirent à crier. Mais aussitôt Jésus leur parla : « Confiance ! c’est moi ; n’ayez plus peur ! »
Pierre prit alors la parole : « Seigneur, si c’est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux. » Jésus lui dit : « Viens ! » Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus. Mais, voyant la force du vent, il eut peur et, comme il commençait à enfoncer, il cria : « Seigneur, sauve-moi ! » Aussitôt, Jésus étendit la main, le saisit et lui dit : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba. Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent : « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! » Mt 14, 22-33

Thérèse aussi a connu les épreuves les plus dures, les tempêtes les plus sombres:

Tout à coup les brouillards qui m’environnent deviennent plus épais, ils pénètrent dans mon âme et l’enveloppent de telle sorte qu’il ne m’est plus possible de retrouver en elle l’image si douce de ma Patrie, tout à disparu ! Lorsque je veux reposer mon cœur fatigué des ténèbres qui l’entourent, par le souvenir du pays lumineux vers lequel j’aspire, mon tourment redouble ; il me semble que les ténèbres, empruntant la voix des pécheurs, me disent en se moquant de moi :
«-Tu rêves la lumière, une patrie embaumée des plus suaves parfums, tu rêves la possession éternelle du Créateur de toutes ces merveilles, tu crois sortir un jour des brouillards qui t’environnent! Avance, avance, réjouis-toi de la mort qui te donnera, non ce que tu espères, mais une nuit plus profonde encore, la nuit du néant. » Ms C 6v°

Dans ces tempêtes de la vie, Thérèse nous montre l’attitude du chrétien dans le simple quotidien de chaque jour. Elle nous entraine à nous tourner vers Celui qui, seul, peut nous sauver :

O Pilote divin! dont la main  me conduit
Sur les flots orageux guide en paix ma nacelle
Rien que pour aujourd’hui PN5

N’oublions pas de demander l’aide de Thérèse, elle a promit qu’elle nous entrainerait sur le chemin:

Quand je serai au port, je vous enseignerai comment vous devez naviguer sur la mer orageuse du monde avec l’abandon et l’amour d’un enfant qui sait que son Père le chéri et ne saurait le laisser seul à l’heure du danger… LT 258