Vous serez thérésiennes ou vous ne serez pas. P. Martin

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  • 2 janvier 1873 – Naissance de Thérèse

    « Tout le monde me dit qu’elle sera belle, elle rit déjà » écrit Zélie . Le 2 janvier 1873, à 23h30, Marie-Françoise Thérèse naît à Alençon de Louis et Zélie Martin. 22 ans plutard, au carmel, Thérèse répond à la demande de ses sœurs et commence à écrire ses souvenirs d’enfance. Ils sont rassemblés dans le manuscrit A de son « Histoire d’une âme ». Elle se souvient … Le Bon Dieu m’a fait la grâce d’ouvrir mon intelligence de très bonne heure et de graver si profondément en ma mémoire les souvenirs de mon enfance qu’il me semble que les choses que je vais raconter se passaient hier. Sans doute, Jésus voulait, dans son amour, me faire connaître la Mère incomparable qu’Il m’avait donnée, mais que sa main Divine avait hâte de couronner au Ciel !.. Toute ma vie le bon Dieu s’est plu à m’entourer d’amour, mes premiers souvenirs sont empreints des sourires et des caresses les plus tendres !… mais s’Il avait placé près de moi beaucoup d’amour, Il en avait mis aussi dans mon petit cœur, le créant aimant et sensible, aussi j’aimais beaucoup Papa et Maman et leur témoignais ma tendresse de mille manières, car j’étais très expansive. Seulement les moyens que j’employais étaient parfois étranges, comme le prouve ce passage d’une lettre de Maman … MsA 4v° «Le bébé est un lutin sans pareil, elle vient me caresser en me souhaitant la mort: «Oh! que je voudrais bien que tu mourrais, ma pauvre petite Mère!…» on la gronde, elle dit : «C’est pourtant pour que tu ailles au Ciel, puisque tu dis qu’il faut mourir pour y aller.» Elle souhaite de même la mort à son père quand elle est dans ses excès d’amour ! » [5r°] Le 25 Juin 1874 alors que j’avais à peine 18 mois, voici ce que maman disait de moi : «Votre père vient d’installer une balançoire, Céline est d’une joie sans pareille, mais il faut voir la petite se balancer; c’est risible, elle se tient comme une grande fille, il n’y a pas de danger qu’elle lâche la corde, puis quand ça ne va pas assez fort, elle crie. On l’attache par devant avec une autre corde et malgré cela je ne suis pas tranquille quand je la vois perchée là-dessus. «Il m’est arrivé une drôle d’aventure dernièrement avec la petite. J’ai l’habitude d’aller à la messe de 5h.1/2, dans les premiers jours je n’osais pas la laisser, mais voyant qu’elle ne se réveillait jamais, j’ai fini par me décider à la quitter. Je la»couche dans mon lit et j’approche le berceau si près qu’il est impossible qu’elle tombe. Un jour j’ai oublié de mettre le berceau . J’arrive et la petite n’était plus dans mon lit ; au même moment j’entends un cri, je regarde et je la vois assise sur une chaise qui se trouvait en face de la tête de mon lit, sa petite tête était couchée sur le traversin et là elle dormait d’un mauvais sommeil car elle était gênée. Je n’ai pas pu me rendre compte comment elle était tombée assise sur cette chaise, puisqu’elle était couchée. J’ai remercié le Bon Dieu de ce qu’il ne lui est rien arrivé, c’est vraiment providentiel, elle devait rouler par terre, son bon Ange y a veillé et les âmes du purgatoire auxquelles je fais tous les jours une prière pour la petite l’ont protégée ; voilà comment j’arrange cela… arrangez-le comme vous voudrez !… » A la fin de la lettre maman ajoutait : «Voilà le petit bébé qui vient me passer sa petite main sur la figure et m’embrasser. Cette pauvre petite ne veut point me quitter, elle est continuellement avec moi; elle aime beaucoup à aller au jardin, [ 5v°] mais si je n’y suis pas elle ne veut pas y rester et pleure jusqu’à ce qu’on me la ramène… » (Voici un passage d’une autre lettre) : «La petite Thérèse me demandait l’autre jour si elle irait au Ciel. Je lui ai dit que oui, si elle était bien sage; elle me répond: «Oui, mais si je n’étais pas mignonne, j’irais dans l’enfer… mais moi je sais bien ce que je ferais, je m’envolerais avec toi qui serais au Ciel, comment que le Bon Dieu ferait pour me prendre ?… tu me tiendrais bien fort dans tes bras ? » J’ai vu dans ses yeux qu’elle croyait positivement que le Bon Dieu ne lui pouvait rien si elle était dans les bras de sa mère … Le 4 janvier 1873, Thérèse est baptisée à Notre-Dame d’Alençon. Sa sœur aînée, Marie est sa marraine. J’aimais beaucoup ma chère marraine. Sans en avoir l’air, je faisais une grande attention à tout ce qui se faisait et se disait autour de moi, il me semble que je jugeais des choses comme maintenant. J’écoutais bien attentivement ce que Marie apprenait à Céline afin de faire comme elle. Après sa sortie de la Visitation, pour obtenir la faveur d’être admise dans sa chambre pendant les leçons qu’elle donnait à Céline, j’étais bien sage et je faisais tout ce qu’elle voulait ; aussi me comblait-elle de cadeaux qui, malgré leur peu de valeur, me faisaient beaucoup de plaisir. Ms A 6r° Ecoutons Natacha St Pier chanter : « Elle s’appelait Thérèse »,  un hommage à celle qui est devenue une amie très proche dont la présence et l’histoire peuvent rejoindre chacun de nous.

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  • Aujourd’hui le Ciel s’est penché sur la terre

    « En cette nuit sainte, Dieu a quitté le ciel, où ses messagers historiques, si j’ose dire, les anges, sont remontés. Il a quitté le ciel pour la terre. Les anges pour les bergers. Pour les pieds nus et les bras cassés. Il a quitté son ciel, symbole de puissance, d’éternité, de distance, pour se laisser rencontrer dans un nouveau-né, à la merci de tous. Il s’est exilé de ce qui semblait le caractériser : gloire, puissance, éternité ? » Sr Véronique Margron Prolongeons cette médiation en musique… https://www.youtube.com/watch?v=pOONagMWn0A

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L’Evangile avec Thérèse

  • Dimanche 25 janvier 2026 – 3ème dim tps ord

    Se convertir… aussitôt! Une étape nouvelle s’amorce dans la vie de Jésus. Il appelle des disciples pour l’accompagner dans la mission et appeler à la conversion. Quel est donc ce chemin ? Quand Jésus apprit l’arrestation de Jean le Baptiste, il se retira en Galilée. Il quitta Nazareth et vint habiter à Capharnaüm, ville située au bord de la mer de Galilée, dans les territoires de Zabulon et de Nephtali. C’était pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète Isaïe : Pays de Zabulon et pays de Nephtali, route de la mer et pays au-delà du Jourdain, Galilée des nations ! Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays et l’ombre de la mort, une lumière s’est levée. À partir de ce moment, Jésus commença à proclamer : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. » Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets dans la mer ; car c’étaient des pêcheurs. Jésus leur dit : « Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. » Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent. De là, il avança et il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque avec leur père, en train de réparer leurs filets. Il les appela. Aussitôt, laissant la barque et leur père, ils le suivirent. Jésus parcourait toute la Galilée ; il enseignait dans leurs synagogues, proclamait l’Évangile du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple. Mt 4,12-23 Durant la nuit de Noël 1886, Thérèse reçoit une grande grâce. Une lumière s’est levée en son coeur, elle va transformer toute sa vie. Accueillir la grâce, c’est se convertir, laisser le Seigneur envahir son cœur. Thérèse nous explique alors que la conversion nous ouvre immédiatement à nos frères. Cette grâce ne peut rester enfermée en elle-même, Thérèse devient un « pêcheur d’âme »: En cette nuit lumineuse qui éclaire les délices de la Trinité Sainte, Jésus, le doux petit Enfant d’une heure, changea la nuit de mon âme en torrents de lumière… En cette nuit où Il se fit faible et souffrant pour mon amour, Il me rendit forte et courageuse, Il me revêtit de ses armes et depuis cette nuit bénie, je ne fus vaincue en aucun combat, mais au contraire je marchai de victoires en victoires et commençai pour ainsi dire, «une course de géant!…» (…) En cette nuit de lumière commença la troisième période de ma vie, la plus belle de toutes, la plus remplie des grâces du Ciel… En un instant l’ouvrage que je n’avais pu faire en 10 ans, Jésus le fit se contentant de ma bonne volonté qui jamais ne me fit défaut. Comme ses apôtres, je pouvais Lui dire : «Seigneur, j’ai pêché toute la nuit sans rien prendre.» Plus miséricordieux encore pour moi qu’Il ne le fut pour ses disciples, Jésus prit Lui-même le filet, le jeta et le retira rempli de poissons… Il fit de moi un pêcheur d’âmes, je sentis un grand désir de travailler à la conversion des pécheurs, désir que je n’avais pas senti aussi vivement… Je sentis en un mot la charité entrer dans mon cœur, le besoin de m’oublier pour faire plaisir et depuis lors je fus heureuse !… Un Dimanche en regardant une photographie de Notre-Seigneur en Croix, je fus frappée par le sang qui tombait d’une des ses mains Divines, j’éprouvai une grande peine en pensant que ce sang tombait à terre sans que personne ne s’empresse de le recueillir, et je résolus de me tenir en esprit au pied de [la] Croix pour recevoir la Divine rosée qui en découlait, comprenant qu’il me faudrait ensuite la répandre sur les âmes… Le cri de Jésus sur la Croix retentissait aussi continuellement dans mon cœur : «J’ai soif!» Ces paroles allumaient en moi une ardeur inconnue et très vive… Je voulais donner à boire à mon Bien-Aimé et je me sentais moi-même dévorée de la soif des âmes… Ce n’était pas encore les âmes de prêtres qui m’attiraient, mais celles des grands pécheurs, je brûlais du désir de les arracher aux flammes éternelles… Ms A,45r°.46r° Et nous, comment allons-nous faire fructifier la grâce reçue à Noël en nos vies? Comment allons-nous la partager autour de nous ? Le Seigneur désire que nous devenions à notre tour, « pêcheurs d’âmes »…

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  • Dimanche 18 janvier 2026 – 2ème dim tps ord

    « Moi, j’ai vu, et je rends témoignage » L’année liturgique a commencé par le temps de l’Avent puis celui de Noël. Comme Jean le Baptiste, nous avons pu contempler la venue de Jésus dans notre monde, nous avons pu l’accueillir, le laisser naître dans notre cœur, et le reconnaître lors de son baptême. Aujourd’hui, Jean nous montre le chemin qui s’ouvre devant nous en ce temps « ordinaire »: En ce temps-là, voyant Jésus venir vers lui, Jean le Baptiste déclara : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ; c’est de lui que j’ai dit : L’homme qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. Et moi, je ne le connaissais pas ; mais, si je suis venu baptiser dans l’eau, c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. » Alors Jean rendit ce témoignage : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et il demeura sur lui. Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit : ‘Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, celui-là baptise dans l’Esprit Saint.’ Moi, j’ai vu, et je rends témoignage : c’est lui le Fils de Dieu. » Jn, 29-34 Témoins de ce mystère de l’Amour infini qui se donne, aujourd’hui, le Seigneur nous envoie témoigner. Thérèse, quant à elle, nous invite à ne pas laisser enfermée la flamme que le Seigneur a fait naître en nos cœurs en ce temps de Noël : Rappelle-toi de la très douce Flamme Que tu voulais allumer dans les cœurs Ce Feu du Ciel, tu l’as mis en mon âme Je veux aussi répandre ses ardeurs Une faible étincelle, ô mystère de vie Suffit pour allumer un immense incendie Que je veux, ô mon Dieu Porter au loin ton Feu Rappelle-toi. PN 24,17

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Coup de Coeur

  • Céline et Thérèse : un livre à découvrir.

    En 1909 Céline Martin, Soeur Geneviève de la Ste Face, a 40 ans.  L’autobiographie de sa sœur Thérèse, l’histoire d’une âme, se répand dans le monde et son procès de béatification va s’ouvrir bientôt. C’est alors que la Prieure du Carmel lui demande d’écrire sa propre autobiographie. Dans ce récit plein de vie et d’humour elle raconte, de sa naissance à sa vie au Carmel, les chemins déroutants par lesquels  Jésus la conduite. L’autobiographie inédite de Céline apporte un regard nouveau sur la personnalité de Thérèse. Aux scènes relatées dans Histoire d’une âme, Céline confie d’autres anecdotes sur sa vie au Carmel. Dans cet écrit, sa petite sœur tient une place centrale, tant elle la chérissait et admirait ses vertus, allant jusqu’à voir en elle une figure de sainteté proche de la Sainte Vierge : « Si je n’ai point vu le modèle, j’aime à me persuader que j’ai vu la copie. » Après sa mort, c’est Céline qui plaida sa cause en canonisation en défendant au procès ecclésiastique sa « petite voie » si novatrice : « Ce n’était pas ma sœur que je voulais faire monter sur les autels, mais l’instrument dont le bon Dieu s’était servi pour montrer aux âmes “la voie de l’enfance spirituelle” afin qu’il produise tout l’effet pour lequel il avait été créé. » En promulguant le décret sur l’héroïcité des vertus de Thérèse, le pape Benoît XV saluera cette « voie de la confiance et de l’abandon ». Bonne lecture pour aller de découvertes en découvertes.   « Autobiographie de la sœur et novice de la Petite Thérèse. Histoire d’un tison arraché du feu. »  Edition du Carmel. 386 pages. 20 Euros    

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Pour les mouvements et les groupes ecclésiaux