Le saviez-vous ? Thérèse a quelque chose à nous dire sur l’écologie intégrale.

Découvrons ou relisons le début de son manuscrit A. Les écrits de la “petite Fleur blanche” sont riches d’enseignement sur sa relation à la nature et aux autres. Nous pourrions lire également le manuscrit C sous cet angle de l’écologie intégrale.

D’ailleurs le Pape François n’a pas oublié de la citer dans son encyclique Laudato Si‘ :

230. L’exemple de sainte Thérèse de Lisieux nous invite à pratiquer la petite voie, à ne pas perdre l’occasion d’un mot aimable, d’un sourire, de n’importe quel petit geste qui sème paix et amitié. Une écologie intégrale est aussi faite de simples gestes quotidiens par lesquels nous rompons la logique de la violence, de l’exploitation, de l’égoïsme. En attendant, le monde de la consommation exacerbée est en même temps le monde du mauvais traitement de la vie sous toutes ses formes.

231. L’amour, fait de petits gestes d’attention mutuelle, est aussi civil et politique, et il se manifeste dans toutes les actions qui essaient de construire un monde meilleur. L’amour de la société et l’engagement pour le bien commun sont une forme excellente de charité qui, non seulement concerne les relations entre les individus mais aussi les « macro-relations: rapports sociaux, économiques, politiques». [156] C’est pourquoi, l’Église a proposé au monde l’idéal d’une « civilisation de l’amour ». [157] L’amour social est la clef d’un développement authentique : « Pour rendre la société plus humaine, plus digne de la personne, il faut revaloriser l’amour dans la vie sociale — au niveau politique, économique, culturel —, en en faisant la norme constante et suprême de l’action ».[158] Dans ce cadre, joint à l’importance des petits gestes quotidiens, l’amour social nous pousse à penser aux grandes stratégies à même d’arrêter efficacement la dégradation de l’environnement et d’encourager une culture de protection qui imprègne toute la société. Celui qui reconnaît l’appel de Dieu à agir de concert avec les autres dans ces dynamiques sociales doit se rappeler que cela fait partie de sa spiritualité, que c’est un exercice de la charité, et que, de cette façon, il mûrit et il se sanctifie.