Vous serez thérésiennes ou vous ne serez pas. P. Martin

Actualités

  • Thérèse et la Parole de Dieu

    La parole de Jésus, c’est Lui-même ! Le Pape François a voulu ‘consacrer ce 3ème dimanche à la célébration, à la réflexion et à la proclamation de la Parole Dieu.’ Il rappelle l’urgence et l’importance pour les croyants de se mettre à l’écoute de la Parole du Seigneur. Ce rappel est d’autant plus d’actualité en ce temps où la rencontre avec le Seigneur dans  le sacrement de l’Eucharistie se fait plus rare pour nombre d’entre nous.  En avance sur son temps, Thérèse, quant à elle, a puisé sa nourriture quotidienne et tracé son chemin spirituel éclairée par la Parole de Dieu. Désireuse de mieux connaître  Celui à qui elle a donné sa vie, elle a lu, copié, répété, médité, prié inlassablement et avec passion les quelques ouvrages à sa disposition. “Si j’avais été prêtre, j’aurais étudié à fond l’hébreu et le grec, afin de connaître la pensée divine telle que Dieu daigna l’exprimer en notre langage humain.” Car raconte sa sœur Céline (PO 275), “la différence des traductions l’affligeait”. Lorsque Thérèse est touchée par une parole trouvée souvent “par hasard” dans un almanach, un livre liturgique, une vie de saint, lue sur une image, elle l’assimile et ne l’oubliera plus, quitte à la citer à sa manière.  “Si je voulais copier tous les passages qui m’ont touchée, il me faudrait trop de temps.” écrit-elle au P. Roulland LT 193 Frappée par l’ exemple de Cécile, sa sainte préférée qui portait toujours l’évangile sur son cœur, Thérèse demanda à sa sœur Céline encore à la maison familiale, de lui faire relier les quatre évangiles qu’elle avait extraits de son Manuel du chrétien pour en disposer toujours et partout, comme elle. “C’est par dessus tout l’Evangile qui m’entretient pendant mes oraisons, en lui je trouve tout ce qui est nécessaire à ma pauvre petite âme. J’y découvre toujours de nouvelles lumières, des sens cachés et mystérieux…” MsA 83v° Elle explique à Céline : “Garder la parole de Jésus, voilà l’unique condition de notre bonheur, la preuve de notre amour pour Lui. Mais qu’est ce donc que cette parole ? … Il me semble que la Parole de Jésus, c’est Lui-même … Lui Jésus, le Verbe, la Parole de Dieu !” LT 165 Tout au long des étapes de sa vie, la Parole de Dieu l’éclaire, la guide, la conforte. Parfois sous la forme d’un éclair, le plus souvent doucement dans une révélation paisible et progressive. Parfois lorsque je lis certains traités spirituels où la perfection est montrée à travers mille entraves, environnée d’une foule d’illusions, mon pauvre petit esprit se fatigue bien vite, je ferme le savant livre qui me casse la tète et me dessèche le cœur et je prends l’Ecriture Sainte. Alors tout me semble lumineux, une seule parole découvre à mon âme des horizons infinis, la perfection me semble facile, je vois qu’il suffit de reconnaître son néant et de s’abandonner comme un enfant dans les bras du Bon Dieu. Laissant aux grandes âmes, aux grands esprits les beaux livres que je ne puis comprendre, encore moins mettre en pratique, je me réjouis d’être petite puisque les enfants seuls et ceux qui leur ressemblent seront admis au banquet céleste. LT226 Puisque Jésus est remonté au Ciel, je ne puis le suivre qu’aux traces qu’Il a laissées, mais que ces traces sont lumineuses, qu’elles sont embaumées ! Je n’ai qu’à jeter les yeux dans le St évangile, aussitôt je respire les parfums de la vie de Jésus et je sais de quel côté courir… Ce n’est pas à la première place, mais à la dernière que je m’élance ; au lieu de m’avancer avec le pharisien, je répète, remplie de confiance, l’humble prière du publicain ; mais surtout j’imite la conduite de Madeleine, son étonnante ou plutôt son amoureuse audace qui charme le Cœur de Jésus, séduit le mien. MsC36v° A quatorze ans et demi, sa vocation d’intercession pour les pécheurs se précise lors de l’affaire Pranzini : “Le cri de Jésus sur la croix retentissait aussi continuellement dans mon cœur : “j’ai soif !” Ces paroles allumaient en moi une ardeur inconnue et très vive … Je voulais donner à boire à mon Bien-Aimé et je me sentais moi-même dévorée de la soif des âmes… Ce n’était pas encore les âmes de prêtres qui m’attiraient, mais celles des grands pécheurs, je brûlais du désir de les arracher aux flammes éternelles… Afin d’exciter mon zèle le Bon Dieu me montra qu’il avait mes désirs pour agréables. J’entendis parler d’un grand criminel qui venait d’être condamné à mort pour des crimes horribles, tout portait à croire qu’il mourrait dans l’impénitence. Je voulus à tout prix l’empêcher de tomber en enfer, afin d’y parvenir j’employai tous les moyens imaginables ; sentant que de moi-même je ne pouvais rien, j’offris [46r°] au Bon Dieu tous les mérites infinis de Notre-Seigneur, les trésors de la Sainte Eglise, enfin je priai Céline de faire dire une messe dans mes intentions, n’osant pas la demander moi-même dans la crainte d’être obligée d’avouer que c’était pour Pranzini, le grand criminel. Je ne voulais pas non plus le dire à Céline, mais elle me fit de si tendres et si pressantes questions que je lui confiai mon secret ; bien loin de se moquer de moi, elle me demanda de m’aider à convertir mon pécheur, j’acceptai avec reconnaissance, car j’aurais voulu que toutes les créatures s’unissent à moi pour implorer la grâce du coupable. Je sentais au fond de mon cœur la certitude que nos désirs seraient satisfaits, mais afin de me donner du courage pour continuer à prier pour les pécheurs, je dis au Bon Dieu que j’étais bien sûre qu’Il pardonnerait au pauvre malheureux Pranzini, que je le croirais même s’il ne se confessait pas et ne donnait aucune marque de repentir, tant j’avais de confiance en la miséricorde infinie de Jésus, mais que je lui demandais seulement «un signe» de repentir pour ma simple consolation… Ma prière fut exaucée à la lettre ! Malgré la […]

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  • Les Noëls de Thérèse

    Dans son Manuscrit A, Thérèse nous raconte les Noëls de son enfance : Messe de Minuit suivie du traditionnel rite des souliers près de la cheminée. Et voici Noël 1886 : Thérèse va avoir 14 ans. Neuf ans plus tard, elle évoque cet événement fondateur que nous appelons “la Grâce de Noël” : En cette nuit lumineuse, Jésus changea la nuit de mon âme en torrents de lumière. (Ms A, 44 v, 45). Au Père Roulland, son frère spirituel, elle écrit : La nuit de Noël 1886 fut décisive pour ma vocation, mais pour la nommer plus clairement je dois l’appeler : la nuit de ma conversion. (LT  201). Noël 1887 : dernier Noël de Thérèse aux Buissonnets, passé dans les larmes car elle comptait le  célébrer au Carmel. Le souvenir attaché à ce jour est un cadeau de sa sœur Céline : le petit bateau Abandon précieusement conservé aux Buissonnets, avec un petit Jésus qui dort. Près de lui, une minuscule balle. Sur la voile, on peut lire : Je dors mais mon cœur veille. (Ms A, 68 r) Noël 1888 : premier Noël de Thérèse au Carmel. Beaucoup moins connu, il nous est relaté par les Archives du Carmel et relayé par le P. Guy Gaucher dans son livre Ste Thérèse de Lisieux. Biographie : Postulante depuis 8 mois ½, Thérèse vit dans la sérénité le 2e anniversaire de sa “conversion”. Pour les Matines, Office de la nuit du 24 décembre, on l’a revêtue de l’habit de Carmélite ; ainsi elle pouvait être l’une des 9 Lectrices. Pour la circonstance, on lui a prêté le lourd bréviaire de Mère Geneviève, la Fondatrice du Carmel de Lisieux. Sœur Agnès de Jésus –  Pauline – a préparé avec elle la 1ère Lecture et a souligné les pauses et les respirations. Seule debout au milieu du chœur, Thérèse “chante” recto tono, en latin, le texte d’Isaïe, 1: Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière… De sa voix un peu traînante, avec l’accent de l’Orne qui roule les r, elle alterne encore le Répons avec la Communauté. Puis, après une inclination profonde à l’autel, elle retourne à sa stalle, tout émue, car pour elle, c’est une première. Rentrée dans sa cellule après la Messe de Minuit, elle y trouve une poésie composée pour elle par Pauline. C’est sans tristesse qu’elle dépose l’habit de Carmélite, assurée qu’elle est, de le reprendre dans une quinzaine pour toujours. Noël 1889 : L’après-midi du 25 décembre est marqué par la traditionnelle “Récréation pieuse”, interprétée par le Noviciat. La saynète rédigée par Sr Agnès de Jésus, Le 1er Rêve de l’Enfant Jésus, reflète l’esprit de l’époque que l’on retrouve aussi sur les images pieuses : l’Enfant Jésus qui entrevoit sa Passion. Thérèse, Novice de onze mois, y incarne la Vierge Marie. Dans sa robe blanche, les longs cheveux blonds flottant sur les épaules, par son jeu très intériorisé, elle impressionne fortement la Communauté. Beaucoup pleurent. Jamais les Sœurs n’oublieront ce Noël, au point qu’elles se sont toujours opposées à une reprise ultérieure de la pièce. Noël 1894 et ¬ Noël 1895 : Cette fois, c’est Thérèse qui a composé la Récréation pieuse de l’après-midi de Noël : Pour 1894 : Les Anges à la Crèche de Jésus. (RP 2) où Thérèse représente l’Ange de l’Enfant Jésus qui chante ces mots :   “Jésus, tu viens sauver le monde, qui donc comprendra ton Amour ?… Qui donc comprendra ce mystère : un Dieu se fait petit enfant ?” Pour 1895 : Le divin petit Mendiant de Noël demandant l’Aumône aux Carmélites. (RP 5). Plutôt qu’une pièce de théâtre, c’est une paraliturgie : un message sous une forme symbolique, tiré au sort et adressé à chaque Carmélite. Thérèse se voit attribuer la strophe 9 : Une grappe de raisin. Ce symbole a dû lui plaire, puisque, dans la suite, elle le reprendra plusieurs fois…

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L’Evangile avec Thérèse

  • Dimanche 28 Février 2021 – 2ème dim de Carême

    Jésus nous prend avec lui … Se laisser prendre par Jésus pour aller avec Lui à l’écart, première étape d’expérience privilégiée avec Jésus à laquelle nous sommes tous invités pour comprendre la Passion qui L’attend ! Se laisser surprendre, sans peur, par la Lumière, la gloire qui attend aussi Jésus, ici manifestée comme réalisation des promesses des Prophètes Moïse et Elie ! Se laisser consoler ! Une voix (intérieure ou extérieure ?) nous précise l’identité de Jésus “le Fils bien-aimé”. La reconnaissance de cette filiation rend possible le passage du cheminement avec le Fils de l’homme au cheminement avec le Fils bien-aimé de Dieu. Ecoutez-le ! Nous sommes appelés à vivre avec Lui sa Passion et sa Résurrection ! Voilà notre montée avec Jésus pour ce 2ème dimanche de Carême. En ce temps-là, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmena, eux seuls, à l’écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux. Ses vêtements devinrent resplendissants, d’une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille. Élie leur apparut avec Moïse, et tous deux s’entretenaient avec Jésus. Pierre alors prend la parole et dit à Jésus : « Rabbi, il est bon que nous soyons ici ! Dressons donc trois tentes : une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. » De fait, Pierre ne savait que dire, tant leur frayeur était grande. Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ! » Soudain, regardant tout autour, ils ne virent plus que Jésus seul avec eux. Ils descendirent de la montagne, et Jésus leur ordonna de ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. Et ils restèrent fermement attachés à cette parole, tout en se demandant entre eux ce que voulait dire : « ressusciter d’entre les morts ». Mc 9,2-10 Avec Thérèse A l’inverse de Pierre qui sollicite de demeurer sur la montagne et y dresser trois tentes, Thérèse encourage sa sœur Céline à se réjouir de demeurer dans la vallée, dans le quotidien de la vie où Jésus se plait à la retrouver pour quémander son amour. Thérèse elle-même ne se trouve pas dans les hauteurs … Jésus l’invite à jouer à la banque de l’amour !! Lisons cette lettre n°142 du 6 juillet 1893. Nous y découvrirons des encouragements pour vivre notre Carême, notre Passion de Jésus avec Lui. Oh Céline ! comme c’est facile de plaire à Jésus, de ravir son cœur, il n’y a qu’à l’aimer sans se regarder soi-même, sans trop examiner ses défauts… Ta Thérèse ne se trouve pas dans les hauteurs en ce moment mais Jésus lui apprend « A tirer profit de tout, du bien et du mal qu’elle trouve en soi ». Il lui apprend à jouer à la banque de l’amour ou plutôt, non il joue pour elle sans lui dire comment Il s’y prend car cela est son affaire et non pas celle de Thérèse, ce qui la regarde c’est de s’abandonner, de se livrer sans rien réserver, pas même la jouissance de savoir combien la banque lui rapporte. Mais après tout elle n’est pas l’enfant prodigue, ce n’est donc pas la peine que Jésus lui fasse un festin « puisqu’elle est toujours avec Lui ». Notre Seigneur veut laisser « les brebis fidèles dans le désert ». Comme cela m’en dit long !… Il est sûr d’elles ; elles ne sauraient plus s’égarer car elles sont captives de l’amour, aussi Jésus leur dérobe sa présence sensible pour donner ses consolations aux pécheurs, ou bien s’Il les conduit sur le Thabor c’est pour peu d’instants, la vallée est le plus souvent le lieu de son repos. C’est là qu’Il prend son repos à midi. » – Le matin de notre vie est passé, nous avons joui des brises embaumées de l’aurore, alors tout nous souriait, Jésus nous faisait sentir sa douce présence, mais quand le Soleil a pris de la force le bien Aimé « nous a conduites dans son jardin, Il nous a fait recueillir la myrrhe » de l’épreuve en nous séparant de tout et de Lui-même, la colline de la myrrhe nous a fortifiées par ses parfums amers, aussi Jésus nous en a-t-Il fait redescendre et maintenant nous sommes dans la vallée, Il nous conduit doucement le long des eaux… Céline chérie, je ne sais pas trop ce que je te dis, mais il me semble que tu vas comprendre, deviner ce que je voudrais dire. Ah ! soyons toujours la goutte de rosée de Jésus, là est le bonheur, la perfection… Heureusement que c’est à toi que je parle car d’autres personnes ne sauraient comprendre mon langage et j’avoue qu’il n’est vrai que pour bien peu d’âmes, en effet les directeurs font avancer dans la perfection en faisant faire un grand nombre d’actes de vertu et ils ont raison, mais mon directeur qui est Jésus ne m’apprend pas à compter mes actes ; Il m’enseigne à faire tout par amour, à ne Lui rien refuser, à être contente quand Il me donne une occasion de Lui prouver que je l’aime, mais cela se fait dans la paix, dans l’abandon, c’est Jésus [2v°] qui fait tout et moi je ne fais rien. Je me sens bien unie à ma Céline, je crois que le bon Dieu n’a pas fait souvent deux âmes qui se comprennent aussi bien, jamais une note discordante. La main de Jésus qui touche une des lyres fait en même temps vibrer l’autre… Oh ! demeurons cachées dans notre divine fleur des champs jusqu’à ce que les ombres déclinent, laissons les gouttes de liqueur être appréciées des créatures puisque nous plaisons à notre Lys, restons avec bonheur sa goutte, son unique goutte de rosée !… Et pour cette goutte qui l’aura consolé pendant l’exil, que ne nous donnera-t-Il pas dans la patrie […]

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  • Dimanche 21 Février 2021 ∼1er dim de Carême

    Avançons au désert avec Jésus ! Ne restons pas endormis et immobiles ! Notre marche vers Pâques est commencée depuis le mercredi des Cendres. A partir d’aujourd’hui, nous accompagnons Jésus dans son cheminement, et sa route nous conduit au désert. C’est le temps pour Jésus d’éprouver la fragilité humaine. Il consent à cette faiblesse et reçoit la force de l’Esprit. Par où Il passe, nous aussi, ses disciples, il nous faudra passer. Près de Lui, regardons comment Il agit et réagit. Comme Lui, il nous arrive d’être tiraillés entre ce qui est bien et ce qui est mal. En contemplant Jésus, nous pouvons avancer et avec Lui, sortir libérés. Sa Parole nous éclaire et nous fait vivre dans l’Espérance, avec la force de l’Esprit qui nous est donnée. En ce temps-là, Jésus venait d’être baptisé. Aussitôt l’Esprit le pousse  au désert, et dans le désert, il resta quarante jours, tenté par Satan. Il vivait parmi les bêtes sauvages, et les anges le servaient. Après l’arrestation de Jean, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu ; il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile.» Mc 1, 12-15 Ces dernières paroles de l’Évangile, nous les avons entendues mercredi, lorsque nous avons reçu les cendres sur le front. Demandons au Seigneur pour cette 1ère semaine, d’augmenter notre foi en sa Parole, qui, seule, peut nous “convertir”, nous re-tourner vers Lui et nous faire vivre.  Pendant ce Carême, nous aurons sans doute à vivre des combats, à affronter des tentations. Les conseils du Pape François peuvent nous inspirer et accompagner notre route de carême pour rester connectés à Jésus. “Il s’agit simplement-dit-il !- de mémoriser un mot de passe : “Que ferait Jésus à ma place?” Le mot de passe de Hurtado (jésuite chilien) était très simple – si vous le voulez bien, j’aimerais que vous le notiez sur vos téléphones. Il se demande: ‘‘Que ferait Jésus à ma place?’’ A l’école, à l’Université, dans la rue, à la maison, entre amis, au travail, devant celui qui vous brime. ‘‘Que ferait Jésus à ma place ?’’ Quand vous sortez danser, quand vous faites du sport ou allez au stade: ‘‘Que ferait Jésus à ma place ?’’, voilà le mot de passe, la batterie pour allumer notre cœur, allumer la foi et l’étincelle dans les yeux.  C’est cela être protagoniste de l’histoire. Les yeux scintillants parce que nous découvrons que Jésus est source de vie et de joie. Protagonistes de l’histoire parce que nous voulons communiquer cette étincelle à de nombreux cœurs éteints, opaques qui oublient ce qu’est espérer ; à beaucoup qui s’ennuient et attendent que quelqu’un les invite et leur présente un défi grâce à quelque chose qui en vaut la peine. Etre protagoniste, c’est faire ce qu’a fait Jésus. Là où tu es, avec qui tu rencontres et au moment où tu te trouves : ‘‘Que ferait Jésus à ma place?’’. La seule manière de ne pas oublier un mot de passe, c’est de l’utiliser. Tous les jours. Viendra le moment où vous le connaîtrez par cœur, et viendra le jour où sans vous en rendre compte, vos cœurs battront comme celui de Jésus. Car il ne suffit pas d’entendre un enseignement religieux ou d’apprendre une doctrine; ce que nous voulons, c’est de vivre comme Jésus a vécu. C’est pourquoi les jeunes de l’Evangile lui demandent : « Seigneur, où demeures-tu? » (Jn 1, 38). Comment vis-tu? Nous voulons vivre comme Jésus, c’est ce qui nous fait vibrer le cœur. Risquer, courir le risque. Chers amis, soyez courageux, sortez en toute hâte à la rencontre de vos amis, de ceux qui ne savent pas ou qui sont dans une passe difficile. Allez avec la seule promesse que nous avons: au milieu du désert, du chemin, de l’aventure, il y aura toujours une «connexion», il existera toujours un ‘‘chargeur’’. Nous ne serons pas seuls. Nous jouirons toujours de la compagnie de Jésus, de sa Mère et d’une communauté. Une communauté qui n’est certainement pas parfaite, mais cela ne veut pas dire qu’elle ne soit pas dotée d’une grande capacité pour aimer et n’ait pas beaucoup à offrir aux autres… ” Ste Thérèse de l’Enfant-Jésus de la Sainte Face nous livre à son tour, son expérience du combat et de ses armes pour combattre : ses mortifications. D’une grande simplicité apparente, elles n’en sont pas moins   exigeantes car elles vont à l’encontre de notre nature humaine  !! Un réel chemin de re-tournement de notre propre volonté. Mes mortifications consistaient à briser ma volonté, toujours prête à s’imposer, à retenir une parole de réplique, à rendre de petits services sans les faire valoir… Ms A 68 v Quand nous sommes incomprises et jugées défavorablement, à quoi bon se défendre, s’expliquer ? Laissons cela tomber, ne disons rien, c’est si doux de ne rien dire, de se laisser juger n’importe comment.[…] O bienheureux silence, qui donne tant de paix à l’âme ![…] Ce que le Bon Dieu nous demande c’est de ne pas nous arrêter aux fatigues de la lutte, c’est de ne pas nous décourager ! DE 6 avril 1897  

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Coup de Coeur

  • Et après?

    Un texte magnifique, d’une grande profondeur, à ne pas oublier pour le temps d’après! 😉  Et tout s’est arrêté… Ce monde lancé comme un bolide dans sa course folle, ce monde dont nous savions tous qu’il courait à sa perte mais dont personne ne trouvait le bouton « arrêt d’urgence », cette gigantesque machine a soudainement été stoppée net. A cause d’une toute petite bête, un tout petit parasite invisible à l’œil nu, un petit virus de rien du tout… Quelle ironie ! Et nous voilà contraints à ne plus bouger et à ne plus rien faire. Mais que va t-il se passer après ? Lorsque le monde va reprendre sa marche ; après, lorsque la vilaine petite bête aura été vaincue ? A quoi ressemblera notre vie après ?       Après ? Nous souvenant de ce que nous aurons vécu dans ce long confinement, nous déciderons d’un jour dans la semaine où nous cesserons de travailler car nous aurons redécouvert comme il est bon de s’arrêter ; un long jour pour goûter le temps qui passe et les autres qui nous entourent. Et nous appellerons cela le dimanche.       Après ? Ceux qui habiteront sous le même toit, passeront au moins  3 soirées par semaine ensemble, à jouer, à parler, à prendre soin les uns des autres et aussi à téléphoner à papy qui vit seul de l’autre côté de la ville ou aux cousins qui sont loin. Et nous appellerons cela la famille.       Après ? Nous écrirons dans la Constitution qu’on ne peut pas tout acheter, qu’il faut faire la différence entre besoin et caprice, entre désir et convoitise ; qu’un arbre a besoin de temps pour pousser et que le temps qui prend son temps est une bonne chose. Que l’homme n’a jamais été et ne sera jamais tout-puissant et que cette limite, cette fragilité inscrite au fond de son être est une bénédiction puisqu’elle est la condition de possibilité de tout amour. Et nous appellerons cela la sagesse.       Après ? Nous applaudirons chaque jour, pas seulement le personnel médical à 20h mais aussi les éboueurs à 6h, les postiers à 7h, les boulangers à 8h, les chauffeurs de bus à 9h, les élus à 10h et ainsi de suite. Oui, j’ai bien écrit les élus, car dans cette longue traversée du désert, nous aurons redécouvert le sens du service de l’Etat, du dévouement et du Bien Commun. Nous applaudirons toutes celles et ceux qui, d’une manière ou d’une autre, sont au service de leur prochain. Et nous appellerons cela la gratitude.       Après ? Nous déciderons de ne plus nous énerver dans la file d’attente devant les magasins et de profiter de ce temps pour parler aux personnes qui comme nous, attendent leur tour. Parce que nous aurons redécouvert que le temps ne nous appartient pas ; que Celui qui nous l’a donné ne nous a rien fait payer et que décidément, non, le temps ce n’est pas de l’argent ! Le temps c’est un don à recevoir et chaque minute un cadeau à goûter. Et nous appellerons cela la patience.       Après ? Nous pourrons décider de transformer tous les groupes WhatsApp créés entre voisins pendant cette longue épreuve, en groupes réels, de dîners partagés, de nouvelles échangées, d’entraide pour aller faire les courses ou amener les enfants à l’école. Et nous appellerons cela la fraternité.       Après ? Nous rirons en pensant à avant, lorsque nous étions devenus les esclaves d’une machine financière que nous avions nous-mêmes créée, cette poigne despotique broyant des vies humaines et saccageant la planète. Après, nous remettrons l’homme au centre de tout parce qu’aucune vie ne mérite d’être sacrifiée au nom d’un système, quel qu’il soit. Et nous appellerons cela la justice.        Après ? Nous nous souviendrons que ce virus s’est transmis entre nous sans faire de distinction de couleur de peau, de culture, de niveau de revenu ou de religion. Simplement parce que nous appartenons tous à l’espèce humaine. Simplement parce que nous sommes humains. Et de cela nous aurons appris que si nous pouvons nous transmettre le pire, nous pouvons aussi nous transmettre le meilleur. Simplement parce que nous sommes humains. Et nous appellerons cela l’humanité.       Après ? Dans nos maisons, dans nos familles, il y aura de nombreuses chaises vides et nous pleurerons celles et ceux qui ne verront jamais cet après. Mais ce que nous aurons vécu aura été si douloureux et si intense à la fois que nous aurons découvert ce lien entre nous, cette communion plus forte que la distance géographique. Et nous saurons que ce lien qui se joue de l’espace, se joue aussi du temps ; que ce lien passe la mort. Et ce lien entre nous qui unit ce côté-ci et l’autre de la rue, ce côté-ci et l’autre de la mort, ce côté-ci et l’autre de la vie, nous l’appellerons Dieu.         Après ? Après ce sera différent d’avant mais pour vivre cet après, il nous faut traverser le présent. Il nous faut consentir à cette autre mort qui se joue en nous, cette mort bien plus éprouvante que la mort physique. Car il n’y a pas de résurrection sans passion, pas de vie sans passer par la mort, pas de vraie paix sans avoir vaincu sa propre haine, ni de joie sans avoir traversé la tristesse. Et pour dire cela, pour dire cette lente transformation de nous qui s’accomplit au coeur de l’épreuve, cette longue gestation de nous-mêmes, pour dire cela, il n’existe pas de mot.  Père Pierre-Alain Lejeune https://pierrealainlejeune.wixsite.com/monblog/single-post-mfhkg/2020/03/22/Et-apr%C3%A8s-

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Pour les femmes victimes de la violence