Vous serez thérésiennes ou vous ne serez pas. P. Martin

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  • Saint Joseph dans nos vies de Sœurs Oblates

    Notre Fondatrice, Mère Marie-Thérèse de la Miséricorde révèle dans ses notes intimes des neuf dernières années de sa vie, la place que St Joseph a eu dans sa vie spirituelle. Comme chez Thérèse, Joseph et Marie sont souvent associés dans sa prière.  Son témoignage soutient et inspire encore notre prière de Sœurs Oblates aujourd’hui ! Prions-le ensemble ! 30 avril 1952 ~Patronage de St Joseph Quel silencieux que ce bon Saint Joseph !!! Ma vocation de contemplative surtout depuis un an me demande d’imiter mon bon Saint Joseph dans sa vie de silence intérieur et de m’appliquer en union avec lui à contempler sans cesse Jésus et Marie mes deux grands amours. 19 Mars 1955 J’aime, je prie Saint Joseph et mon affection pour lui grandit avec mon amour pour la Vierge Marie. En ce grand jour de fête, je regarde et contemple mon bon Saint Joseph dans sa grande et douloureuse épreuve devant le mystère de l’Incarnation. Oh ! … Il souffre…Oui, beaucoup mais il ne murmure pas … Il prie.. .Il demande la lumière… et à qui demande-t-il la lumière ? A la charité qui brille dans son grand cœur comme une lampe ardente…A cette charité qui repousse tout sentiment d’aigreur …A cette charité faite d’indulgence  et qui ne connaît pas les jugements téméraires et sévères… A cette charité paisible qui bientôt sera récompensée. En ce jour de sa fête, je demande à Saint Joseph pour moi, pour toutes mes Oblates cette charité qui voit Dieu toujours et en tout, au sein des plus douloureuses épreuves comme au milieu des plus petits évènements dont sont tissées nos vies.  Charité … qui met toujours au premier rang le noble et grand amour du Saint Evangile. Charité qui sait trouver la paix et la joie dans l’Esprit Saint. Charité du Royaume de Dieu qui ne demande qu’à s’étendre et à rayonner autour de l’âme qui possède l’Amour. Février 1956 O que je l’aime la Vierge Marie et mon bon et Vénéré Père St Joseph. Je ne les sépare pas dans mes prières. Mercredi des Cendres 1956 Vierge Marie, Saint Joseph, mes Thérèse, aidez- moi à faire le vide, à mourir à tout, à moi-même. 19 mars 1956  Fille de mes Thérèse d’Avila et de Lisieux, j’aime mon bon et cher Saint Joseph au-delà de toute expression… Je le prie avec un goût particulier sans défaillance avec une grande confiance qui n’a d’égale que celle que j’ai pour l’Immaculée Vierge Marie. 1er  mai 56 ~ Fête de Saint Joseph artisan. Penser, prier Saint Joseph, c’est en même temps penser, prier Jésus, Marie.Combien je demande à mon bon et très aimé St Joseph, l’amour de la Divine Marie, lui le plus parfait des cœurs dévoués à la Mère des âmes, des pauvres ouvriers, des grands et petits pécheurs ! 19  juin 1956 ~ Ténèbres. “La gloire de mon Jésus,  disait Thérèse, voilà toute mon ambition… la mienne je la lui abandonne !” De cette gloire de Dieu, j’ai faim, j’ai soif … C’est pour cette gloire, vous le savez bien mon Dieu que je travaille, que je souffre patiemment, que j’aime à tout instant du jour votre adorable volonté quoiqu’elle me demande… Oui  tout pour la gloire de Dieu ! Tout pour faire plaisir à Jésus, à Marie, au bon Saint Joseph. Tout pour sauver des âmes et en particulier pour … les pauvres Prêtres tombés bien bas… Des prêtres, des prêtres ! Des âmes de prêtres à ramener au Divin Bercail, c’est là, dans mon âme une obsession qui me fait bien mal…Amen ! 4 mars 1957 Il est nécessaire parfois de se dominer… Jésus Lui se domine en la compagnie de Judas lorsque les autres disciples n’ont pas découvert le double jeu du traître. Jésus est bon, patient dans son contact journalier avec le renégat… Jésus donnez-moi par Marie et le Bon Saint Joseph, votre patience, votre charité lorsque près de moi je pressens une âme qui manque de loyauté et qui certains jours me donne des combats, des souffrances intimes … le martyre du cœur… 28 – 29 mars Jésus ! Divine Maman, mon bon Saint Joseph, mes Thérèse !! aidez- moi à atteindre le degré de sainteté que Dieu a décidé pour moi de toute éternité. Amen ! Amen !   St Joseph, est aussi le saint patron de la Congrégation depuis ses débuts. Voici ce que nous recommandait notre Fondateur, le Père Gabriel Martin, dans le directoire au chapitre VII, n° 48 : Saint Joseph mérite une mention à part dans la liste des Saints Protecteurs de la Congrégation des Oblates, et cette mention est due, d’une part, au crédit tout à fait exceptionnel dont il jouit dans le ciel auprès de Jésus et de Marie, à sa merveilleuse bonté et à ce titre de Patron de l’Eglise Universelle, et, d’autre part, à la tendre et confiante dévotion que nourrissait pour lui sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus. N’a-t-elle pas dit que « la dévotion à saint Joseph était inséparable de sa dévotion à la sainte Vierge, qu’elle était née et avait grandi avec elle ». Que les Oblates aient donc une très grande confiance en ce glorieux Patriarche ! Qu’elles lui confient sans hésiter, à lui aussi, leurs besoins temporels et spirituels.  Qu’elles aiment à invoquer en lui le père, le gardien des vierges, le très parfait modèle des âmes intérieures, le Patron de la bonne mort, l’amant passionné de l’humilité et de la vie cachée, le Juste si parfaitement fidèle à ses moindres devoirs, le bon et fidèle serviteur toujours à la disposition de son Maître pour accomplir sur le champ toutes ses volontés, même pénibles, même incompréhensibles, et enfin, l’âme toute livrée à la Providence dans le plus total abandon. De grandes grâces leur viendront de leur fidélité à l’honorer et à le prier. En particulier, nul plus que lui ne saura leur apprendre à aimer Jésus et Marie, à les servir et à leur plaire jusque dans les plus petites choses.  

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  • Thérèse et St Joseph

    Joseph … un père “Père aimé, père dans la tendresse, père dans l’obéissance, père dans l’accueil, père au courage créatif, père travailleur et père dans l’ombre”. Sept traits pour qualifier le cœur de Joseph ! Ce sont les mots utilisés par le Pape François dans sa lettre apostolique “Patris corde”, le  8 décembre 2020, à l’occasion du 150ème anniversaire de la déclaration de Saint Joseph comme patron de l’église universelle.  “Nous pouvons tous trouver en Saint Joseph l’homme qui passe inaperçu, l’homme de la présence quotidienne, discrète et cachée, un intercesseur, un soutien et un guide dans les moments de difficultés. Saint Joseph nous rappelle que tous ceux qui, apparemment, sont cachés ou en “deuxième ligne” jouent un rôle inégalé dans l’histoire du salut. À eux tous, une parole de reconnaissance et de gratitude est adressée.” C’est avec un cœur de père que Joseph a aimé Jésus, lui-même appelé dans les quatre Évangiles « le fils de Joseph »: Lc 4, 22 ; Jn 6, 42 ; Mt 13, 55 ; Mc 6, 3.   A compter du 19 mars 2021, jour de la fête de St Joseph, s’ouvre en Eglise, une année dédiée à la famille. Ainsi, il est donné à St Joseph une place toute particulière au sein de nos familles. Thérèse, qui est  Joseph pour toi ? En lisant ses écrits, c’est ce lien de “famille” entre Marie, Jésus et Joseph qui apparaît le plus souvent. Chez les Martin, l’amour de St Joseph ne se dissociait pas de celui de la Vierge Marie. Thérèse écrit : J’aimais au printemps de ma vie, Saint Joseph, la Vierge Marie. PN 18, 3 St Joseph fait partie de l’environnement proche de Thérèse  : Depuis ma sortie de pension, je m’étais installée dans l’ancienne chambre de peinture à Pauline et je l’avais arrangée à mon goût. C’était un vrai bazar, un assemblage de piété et de curiosités…… Devant la fenêtre était placée ma table couverte d’un tapis vert et sur ce tapis j’avais posé au milieu, un sablier, une petite statue de St Joseph…. Ms A 43r° Lors du pèlerinage à Rome, la première étape est prévue à Paris. Mr Martin, Céline et Thérèse vont à Notre-Dame des Victoires. Dans sa prière, Thérèse reçoit l’assurance que c’est bien la Vierge qui l’a guérie le 13 mai 1884. Et elle ajoute : Je priai aussi St Joseph de veiller sur moi ; depuis mon enfance j’avais pour lui une dévotion qui se confondait avec mon amour pour la Ste Vierge. Chaque jour je récitais la prière : « O St Joseph, père et protecteur des vierges » aussi ce fut sans crainte que j’entrepris mon lointain voyage, j’étais si bien protégée qu’il me semblait impossible d’avoir peur. Ms A 57 r Dans ses écrits autobiographiques, Thérèse a peu parlé de St Joseph. Le plus souvent, elle le situe en famille, avec Marie et Jésus. Nous en trouvons plusieurs belles expressions dans une récréation pieuse écrite pour la fête de Mère Agnès le 21 janvier 1896 : Récréation 6 – La fuite en Egypte – Scène 2 Thérèse imagine un dialogue entre Marie et Joseph juste avant que l’ange leur demande de partir pour l’Egypte. Saint Joseph entre, chargé de ses instruments de travail. LA SAINTE VIERGE, avec un ton de doux reproche :  Joseph. vous avez tardé bien longtemps, pourquoi prolongez-vous ainsi vos journées de travail ?   SAINT JOSEPH  O Marie ! laissez-moi dépenser mes forces au service de Jésus. C’est pour Lui et pour vous que je travaille ; cette pensée me donne du courage, elle m’aide à supporter la fatigue et puis le soir à mon retour, une caresse de Jésus, un seul de vos regards me font oublier les labeurs de la journée. Il passe la main sur son front pour essuyer la sueur, puis s’asseyant près de Marie, il regarde l’Enfant Jésus. La Sainte Vierge le pose sur les genoux de Saint Joseph ; alors sa figure prend une expression de joie Céleste, il presse le Divin Enfant contre son cœur, le baise avec amour et lui dit.  O Petit Enfant ! qu’il est doux ton sourire !… Est-il bien vrai que moi, le pauvre charpentier Joseph, j’aie le bonheur de porter entre mes bras le Roi du Ciel, le Sauveur des hommes ?… Est-il vrai que j’aie reçu la mission sublime d’être le père nourricier de Celui qui rassasie par sa présence les brûlants séraphins et qui donne la nourriture à toute créature ? Est-il vrai que je sois l’époux de la Mère de Dieu, le gardien de sa virginité’ ?… O Marie ! dites-moi, quel est ce profond mystère ?… Le Désiré des collines éternelles, l’Emmanuel objet des soupirs de tous les patriarches est là sur mes genoux, Il me regarde, moi, son pauvre et indigne serviteur.   LA SAINTE VIERGE Comme vous, Joseph je m’étonne de pouvoir presser sur mon cœur l’Enfant Divin dont je suis la mère, je m’étonne qu’un peu de lait soit nécessaire à l’existence de Celui qui donne la vie au monde. Après un assez long silence passé dans la contemplation, Marie reprend. Bientôt Jésus grandira, vous devrez apprendre au Créateur de l’univers la manière de travailler…. Avec vous Il gagnera son pain à la sueur de son visage adorable ….   SAINT JOSEPH Que dites-vous, Marie ? Faudra-t-il que Jésus devienne un pauvre artisan comme moi ? Ah ! jamais je n’aurai le courage de lui voir supporter les reproches que je reçois !… Encore aujourd’hui, le riche seigneur pour lequel je travaillais n’a pas été content de mon ouvrage, il m’a renvoyé, me disant d’aller chercher fortune ailleurs. Après bien des recherches et des rebuts, j’ai fini par trouver assez de travail pour un mois entier ; je pourrai le faire ici, c’est un bonheur que je n’osais espérer. Ne pas m’éloigner de Jésus ni de vous, quelle consolation !… S’apercevant que le petit Jésus sommeille, il dit en baissant la voix : Le Divin Enfant s’est endormi, prenez votre Trésor, l’heure du repos est venue. […]

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L’Evangile avec Thérèse

  • Dim 11 avril 2021 – 2ème dim de Pâques

    Dimanche de la Miséricorde. Cette Fête a été voulue et instituée par St Jean-Paul II. Un souffle de Pardon, de Paix et de Foi traverse l’Evangile de ce jour ; Le Christ Ressuscité rejoint ses disciples, leur redonne la joie et la confiance pour marcher dans la voie que Lui-même leur a tracée. Ce souffle va les envahir jusqu’à les mettre en mouvement pour, à leur tour, porter la Vie, l’Amour et le Pardon autour d’eux et jusqu’aux extrémités de la terre. C’était après la mort de Jésus. Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. » Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! » Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom. Jn 20, 19-31   La Miséricorde de Dieu est un mot cher à Ste Thérèse :  “A moi, Il a donné sa Miséricorde infinie, et c’est à travers elle que je contemple et adore les autres perfections divines ! Alors toutes m’apparaissent rayonnantes d’Amour.”Ms A 83 Elle partage ce qu’elle comprend de cette miséricorde au P. Roulland  : Il est compatissant et rempli de douceur, lent à punir et abondant en miséricorde. Car il connaît notre fragilité. Il se souvient que nous ne sommes que poussière. Comme un père a de la tendresse pour ses enfants, ainsi le Seigneur a compassion de nous. LT 226 Cette confiance l’incite à s’offrir à l’Amour Trinitaire pour se laisser façonner par la miséricorde et la répandre. Nous retrouvons son Offrande à l’Amour Miséricordieux dans sa Prière n° 6. Comme les disciples et comme Ste Thérèse, nous sommes envoyés pour répandre continuer la mission de Jésus venu pour révéler le visage de son Père qui n’est qu’ Amour et Miséricorde !

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  • Dimanche de Pâques – 4 avril 2021

    LE TRIOMPHE DE L’AMOUR, C’EST L’AMOUR VIVANT. Que de déplacements vers un tombeau … vide ! Que de retours pour acclamer le Vivant ! Alléluia !! Jésus avait préparé les cœurs : «Je suis la Résurrection et la Vie, celui qui croit en moi vivra.» (Jn 11,25), mais la nuit de la foi les enfermait sur un chemin de ténèbres jusqu’à «l’heure venue» où la lumière de la Résurrection les a éclairés sur un nouveau chemin de Vie. Accueillions pour aujourd’hui, les signes de cet AMOUR VIVANT qui nous rejoint sur nos chemins personnels, et laissons éclater notre joie ! Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. » Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place. C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.  Jn 20, 1-9   Ste Thérèse, éprise par ce mystère de la Rédemption, est un maillon de cette longue chaîne de croyants qui ont cru tout en n’ayant jamais vu. D’ailleurs, elle ne cherche pas à voir ici-bas. Elle attend activement l’aurore : dans la paix, elle aime et elle adore. Redécouvrons et goûtons avec elle, cette joie de croire en Jésus Vivant-Ressuscité. Rappelle-toi qu’au jour de ta victoire Tu nous disais : « Celui qui n’a pas vu Le Fils de Dieu tout rayonnant de gloire Il est heureux, si quand même il a cru ! » Dans l’ombre de la Foi, je t’aime et je t’adore O Jésus ! pour te voir, j’attends en paix l’aurore Que mon désir n’est pas De te voir ici-bas Rappelle-toi….. PN 24, 27 Mon Dieu, avec le secours de votre grâce je suis prête à verser tout mon sang pour affirmer ma foi. Pr19

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Coup de Coeur

  • Et après?

    Un texte magnifique, d’une grande profondeur, à ne pas oublier pour le temps d’après! 😉  Et tout s’est arrêté… Ce monde lancé comme un bolide dans sa course folle, ce monde dont nous savions tous qu’il courait à sa perte mais dont personne ne trouvait le bouton « arrêt d’urgence », cette gigantesque machine a soudainement été stoppée net. A cause d’une toute petite bête, un tout petit parasite invisible à l’œil nu, un petit virus de rien du tout… Quelle ironie ! Et nous voilà contraints à ne plus bouger et à ne plus rien faire. Mais que va t-il se passer après ? Lorsque le monde va reprendre sa marche ; après, lorsque la vilaine petite bête aura été vaincue ? A quoi ressemblera notre vie après ?       Après ? Nous souvenant de ce que nous aurons vécu dans ce long confinement, nous déciderons d’un jour dans la semaine où nous cesserons de travailler car nous aurons redécouvert comme il est bon de s’arrêter ; un long jour pour goûter le temps qui passe et les autres qui nous entourent. Et nous appellerons cela le dimanche.       Après ? Ceux qui habiteront sous le même toit, passeront au moins  3 soirées par semaine ensemble, à jouer, à parler, à prendre soin les uns des autres et aussi à téléphoner à papy qui vit seul de l’autre côté de la ville ou aux cousins qui sont loin. Et nous appellerons cela la famille.       Après ? Nous écrirons dans la Constitution qu’on ne peut pas tout acheter, qu’il faut faire la différence entre besoin et caprice, entre désir et convoitise ; qu’un arbre a besoin de temps pour pousser et que le temps qui prend son temps est une bonne chose. Que l’homme n’a jamais été et ne sera jamais tout-puissant et que cette limite, cette fragilité inscrite au fond de son être est une bénédiction puisqu’elle est la condition de possibilité de tout amour. Et nous appellerons cela la sagesse.       Après ? Nous applaudirons chaque jour, pas seulement le personnel médical à 20h mais aussi les éboueurs à 6h, les postiers à 7h, les boulangers à 8h, les chauffeurs de bus à 9h, les élus à 10h et ainsi de suite. Oui, j’ai bien écrit les élus, car dans cette longue traversée du désert, nous aurons redécouvert le sens du service de l’Etat, du dévouement et du Bien Commun. Nous applaudirons toutes celles et ceux qui, d’une manière ou d’une autre, sont au service de leur prochain. Et nous appellerons cela la gratitude.       Après ? Nous déciderons de ne plus nous énerver dans la file d’attente devant les magasins et de profiter de ce temps pour parler aux personnes qui comme nous, attendent leur tour. Parce que nous aurons redécouvert que le temps ne nous appartient pas ; que Celui qui nous l’a donné ne nous a rien fait payer et que décidément, non, le temps ce n’est pas de l’argent ! Le temps c’est un don à recevoir et chaque minute un cadeau à goûter. Et nous appellerons cela la patience.       Après ? Nous pourrons décider de transformer tous les groupes WhatsApp créés entre voisins pendant cette longue épreuve, en groupes réels, de dîners partagés, de nouvelles échangées, d’entraide pour aller faire les courses ou amener les enfants à l’école. Et nous appellerons cela la fraternité.       Après ? Nous rirons en pensant à avant, lorsque nous étions devenus les esclaves d’une machine financière que nous avions nous-mêmes créée, cette poigne despotique broyant des vies humaines et saccageant la planète. Après, nous remettrons l’homme au centre de tout parce qu’aucune vie ne mérite d’être sacrifiée au nom d’un système, quel qu’il soit. Et nous appellerons cela la justice.        Après ? Nous nous souviendrons que ce virus s’est transmis entre nous sans faire de distinction de couleur de peau, de culture, de niveau de revenu ou de religion. Simplement parce que nous appartenons tous à l’espèce humaine. Simplement parce que nous sommes humains. Et de cela nous aurons appris que si nous pouvons nous transmettre le pire, nous pouvons aussi nous transmettre le meilleur. Simplement parce que nous sommes humains. Et nous appellerons cela l’humanité.       Après ? Dans nos maisons, dans nos familles, il y aura de nombreuses chaises vides et nous pleurerons celles et ceux qui ne verront jamais cet après. Mais ce que nous aurons vécu aura été si douloureux et si intense à la fois que nous aurons découvert ce lien entre nous, cette communion plus forte que la distance géographique. Et nous saurons que ce lien qui se joue de l’espace, se joue aussi du temps ; que ce lien passe la mort. Et ce lien entre nous qui unit ce côté-ci et l’autre de la rue, ce côté-ci et l’autre de la mort, ce côté-ci et l’autre de la vie, nous l’appellerons Dieu.         Après ? Après ce sera différent d’avant mais pour vivre cet après, il nous faut traverser le présent. Il nous faut consentir à cette autre mort qui se joue en nous, cette mort bien plus éprouvante que la mort physique. Car il n’y a pas de résurrection sans passion, pas de vie sans passer par la mort, pas de vraie paix sans avoir vaincu sa propre haine, ni de joie sans avoir traversé la tristesse. Et pour dire cela, pour dire cette lente transformation de nous qui s’accomplit au coeur de l’épreuve, cette longue gestation de nous-mêmes, pour dire cela, il n’existe pas de mot.  Père Pierre-Alain Lejeune https://pierrealainlejeune.wixsite.com/monblog/single-post-mfhkg/2020/03/22/Et-apr%C3%A8s-

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Le sacrement de la réconciliation