Vous serez thérésiennes ou vous ne serez pas. P. Martin

Actualités

  • Fête du Sacré-Cœur de Jésus – Vendredi 7 juin 2024

    « Puisez au Cœur de Jésus la nourriture et la boisson spirituelle de votre vie afin que, nourris du Christ vous soyez des personnes nouvelles, profondément transformées par cet amour divin. » Cet encouragement lancé par le pape François nous rejoint chacun, là où nous sommes, en ce jour de fête… « Vendredi, ce sera la solennité du Cœur Sacré de Jésus, je vous invite, pendant tout le mois de juin, à prier le Coeur de Jésus et à soutenir vos prêtres par votre proximité et votre affection de façon à ce qu’ils soient l’image de ce Coeur plein d’amour miséricordieux. » « L’amour est concret, l’amour donne sa vie pour les autres… l’amour ne s’enseigne pas, il se vit ». Pape François, 9 juin 2021 Cette fête coïncide depuis 1995, avec la journée mondiale de prière pour la sanctification des prêtres comme l’a voulue le Pape Jean Paul II. Son but est d’impliquer tout le peuple de Dieu dans la prière pour les prêtres. « Je suis entrée au Carmel pour sauver les âmes et surtout afin de prier pour les prêtres. » Telle était la motivation de Ste Thérèse en devenant carmélite. De nombreux prêtres ont trouvé en elle une sœur qui les a accompagnés sur leur chemin spirituel. Notre Fondateur, le Père Gabriel Martin a lui aussi vécu une  belle expérience d’amitié spirituelle avec elle. De cette amitié sont nées trois Congrégations. Découvrez-la en cliquant ici. Ste Thérèse avait une dévotion particulière au Sacré-Cœur de Jésus. Pour sa sœur aînée, Marie du Sacré-Cœur, elle compose une poésie en 1895 qu’elle intitule : « Au Sacré-Cœur de Jésus ». C’est une magnifique contemplation de la personne de Jésus à travers ses sentiments profonds et l’amour qui emplit son cœur. Thérèse est assurée que « le Cœur de son époux est à elle seule comme le sien est à lui seul » (LT 122). Entrons avec Thérèse dans cette prière de contemplation amoureuse : Au Sacré-Coeur de Jésus  –  P N 23 1. Au sépulcre saint, Marie-Madeleine Cherchant son Jésus, se baissait en pleurs Les anges voulaient adoucir sa peine Mais rien ne pouvait calmer ses douleurs. Ce n’était pas vous, lumineux archanges Que cette âme ardente venait chercher Elle voulait voir Le Seigneur des anges Le prendre en ses bras, bien loin l’emporter….. 2. Auprès du tombeau, restée la dernière Elle était venue bien avant le jour Son Dieu vint aussi, voilant sa lumière Marie ne pouvait le vaincre en amour ! Lui montrant d’abord sa Face Bénie Bientôt un seul mot jaillit de son Cœur Murmurant le nom si doux de : Marie Jésus lui rendit la paix, le bonheur.   3. Un jour, ô mon Dieu, comme Madeleine, J’ai voulu te voir, m’approcher de toi Mon regard plongeait dans l’immense plaine Dont je recherchais le Maître et le Roi Et je m’écriais, voyant l’onde pure, L’azur étoilé, la fleur et l’oiseau : «Si je ne vois Dieu, brillante nature, Tu n’es rien pour moi, qu’un vaste tombeau.   4. «J’ai besoin d’un cœur brûlant de tendresse Restant mon appui sans aucun retour Aimant tout en moi, même ma faiblesse… Ne me quittant pas, la nuit et le jour. Je n’ai pu trouver nulle créature Qui m’aimât toujours, sans jamais mourir Il me faut un Dieu prenant ma nature Devenant mon frère et pouvant souffrir !   5. Tu m’as entendue, seul Ami que j’aime Pour ravir mon cœur, te faisant mortel Tu versas ton sang, mystère suprême !… Et tu vis encor pour moi sur l’Autel. Si je ne puis voir l’éclat de ta Face, Entendre ta voix remplie de douceur Je puis, ô mon Dieu, vivre de ta grâce Je puis reposer sur ton Sacré Cœur !   6. O Cœur de Jésus, trésor de tendresse C’est toi mon bonheur, mon unique espoir, Toi qui sus charmer ma tendre jeunesse Reste auprès de moi jusqu’au dernier soir Seigneur, à toi seul j’ai donné ma vie Et tous mes désirs te sont bien connus C’est en ta bonté toujours infinie Que je veux me perdre, ô Cœur de Jésus !   7. Ah ! je le sais bien, toutes nos justices N’ont devant tes yeux aucune valeur Pour donner du prix à mes sacrifices Je veux les jeter en ton Divin Cœur Tu n’as pas trouvé tes anges sans tache Au sein des éclairs tu donnas ta loi !… En ton Cœur Sacré, Jésus, je me cache Je ne tremble pas, ma vertu, c’est Toi !…   8. Afin de pouvoir contempler ta gloire Il faut, je le sais, passer par le feu Et moi je choisis pour mon purgatoire Ton Amour brûlant, ô Cœur de mon Dieu ! Mon âme exilée quittant cette vie Voudrait faire un acte de pur amour Et puis s’envolant au Ciel sa Patrie Entrer dans ton Cœur sans aucun détour.    

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  • La Vierge Marie sourit à Thérèse

    Marie, la sœur aînée de Thérèse est l’un des témoins de la guérison de sa jeune sœur par la Vierge Marie. (A noter que lors de sa déposition, l’émotion sans doute, lui fait commettre une erreur sur la date de la guérison qui a bien eu lieu le 13 mai 1883 et non le 10 .) Marie raconte : « A 10 ans, Thérèse fut atteinte d’une étrange maladie, qui, selon moi, ne pouvait venir que du démon, à cause des phénomènes surnaturels qui se produisaient. Cette maladie se déclara quelques mois après l’entrée au Carmel de mère Agnès de Jésus, vers la fin de mars 1883. A partir du 7 avril jusqu’au 10 mai, jour où la Sainte Vierge l’a guérie, elle resta dans un état navrant. Elle avait plusieurs fois la semaine, des crises de terreurs si extraordinaires, qu’un savant docteur, monsieur Notta, aujourd’hui décédé, disait n’avoir jamais rencontré pareil cas. Je l’ai entendu avouer à mon père son impuissance. Il prononça même ces paroles: « Qu’on appelle cela du nom que l’on voudra, mais pour moi, ce n’est pas de l’hystérie.» Les objets les plus insignifiants prenaient à ses yeux la forme de monstres horribles et elle jetait des cris de terreur. Fréquemment, elle était poussée par une force inconnue à se précipiter la tête en avant, de son lit sur le pavé. D’autres fois, elle se frappait la tête avec violence contre le bois du lit. Quelquefois, elle voulait me parler: aucun son ne se faisait entendre, elle articulait seulement les mots, sans pouvoir les prononcer. Une particularité qui me frappa beaucoup, c’est que, à diverses reprises, sous cette influence que je crois diabolique, elle se mettait tout à coup à genoux, et, sans s’aider de ses mains, appuyant sa tête sur le lit, cherchait à faire revenir ses pieds en avant. Or, dans cette attitude qui devait infailliblement la découvrir, elle restait toujours modestement enveloppée, à mon grand étonnement : ne pouvant m’expliquer cela, je l’attribuais à une intervention céleste. Dans l’intervalle des crises, elle restait dans un état d’épuisement. La crise la plus terrible de toutes fut celle dont elle parle dans sa vie. Je crus qu’elle allait y succomber. La voyant épuisée dans cette lutte, je voulus lui donner à boire, mais elle s’écria avec terreur : « Ils veulent me tuer; ils veulent m’empoisonner ».  C’est alors que je me jetai avec mes sœurs aux pieds de la Sainte Vierge la conjurant d’avoir pitié de nous. Mais le ciel semblait sourd à nos supplications. Par trois fois je renouvelai la même prière. A la troisième fois, je vis Thérèse fixer la statue de la Sainte Vierge; son regard était irradié, comme en extase. Je compris qu’elle voyait, non la statue, mais la Sainte Vierge elle-même. Cette vision me parut durer quatre ou cinq minutes, puis deux grosses larmes tombèrent de ses yeux, et son regard doux et limpide se fixa sur moi avec tendresse. Je ne m’étais pas trompée, Thérèse était guérie. Quand je fus seule avec elle, je lui demandai pourquoi elle avait pleuré. Elle hésita à me confier son secret, mais, s’apercevant que je l’avais deviné, elle me dit: « C’est parce que je ne la voyais plus .» Ce récit est tiré du Procès Apostolique. http://www.archives-carmel-lisieux.fr/

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L’Evangile avec Thérèse

  • Dimanche 16 juin 2024 – 11ème dim tps ord

    A nous de préparer la terre ! L’évangile de ce dimanche pourrait nous laisser aller à une certaine paresse… il n’en est rien ! Pour que la semence puisse prendre racine, elle doit tomber dans la bonne terre. Là se trouve notre responsabilité pour que puissent fructifier les dons que le Seigneur nous fait. Alors le règne de Dieu pourra advenir par chacun de nous. Ce fruit qui en jaillira, nous ne le connaissons pas, c’est le Seigneur qui sème. Aussi dans la confiance, laissons le Seigneur être maître de ce qui arrivera, mais pour cela Il a besoin de notre totale confiance… En ce temps-là, parlant à la foule, Jésus disait : « Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette en terre la semence : nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe, puis l’épi, enfin du blé plein l’épi. Et dès que le blé est mûr, il y met la faucille, puisque le temps de la moisson est arrivé. »Il disait encore : « À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ? Il est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences. Mais quand on l’a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. » Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de l’entendre. Il ne leur disait rien sans parabole, mais il expliquait tout à ses disciples en particulier. Mc 4,26-34 Thérèse reconnaît que Dieu a semé l’amour dans son cœur et l’a fait grandir. Elle n’a pas fait elle-même ses  projets sans les confier au Seigneur. Thérèse était une âme de désirs et une chercheuse. Et en même temps, elle s’est rendue complètement disponible aux projets de Dieu. Seule condition pour que la petite graine de moutarde puisse devenir un grand arbre ! Mais c’est une condition décisive, quel que soit le chemin de vie que nous ayons choisi. Là est le chemin de la sainteté, là est le chemin du Royaume de Dieu, pour tous les hommes. Aussi Thérèse prie le Seigneur qu’il en soit ainsi pour tous ceux qu’elle aime… Demandons au Seigneur la grâce de s’en remettre totalement à son Amour, et peut-être pouvons-nous faire notre, la prière de Thérèse… Vous le savez, ô mon Dieu, je n’ai jamais désiré que vous aimer, je n’ambitionne pas d’autre gloire. Votre amour m’a prévenue dès mon enfance, il a grandi avec moi, et maintenant c’est un abîme dont je ne puis sonder la profondeur. L’amour attire l’amour, aussi, mon Jésus, le mien s’élance vers vous, il voudrait combler l’abîme qui l’attire, mais hélas ! ce n’est pas même une goutte de rosée perdue dans l’océan !… Pour vous aimer comme vous m’aimez, il me faut emprunter votre propre amour, alors seulement je trouve le repos. O mon Jésus, c’est peut-être une illusion, mais il me semble que vous ne pouvez combler une âme de plus d’amour que vous n’en avez comblé la mienne ; c’est pour cela que j’ose vous demander d’aimer ceux que vous m’avez donnés comme vous m’avez aimée moi-même. Ms C 35 r°

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  • Dimanche 9 juin 2024 – 10ème dim tps ord

    La folie de l’Amour! Aujourd’hui, Jésus semble choquer ceux qui l’entourent. Même ses proches ne le comprennent pas… Osons nous glisser parmi eux et écouter attentivement ce que Jésus nous enseigne en dépassant les contradictions. En ce temps-là, Jésus revint à la maison, où de nouveau la foule se rassembla, si bien qu’il n’était même pas possible de manger. Les gens de chez lui, l’apprenant, vinrent pour se saisir de lui, car ils affirmaient : « Il a perdu la tête. » Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient : « Il est possédé par Béelzéboul ; c’est par le chef des démons qu’il expulse les démons. » Les appelant près de lui, Jésus leur dit en parabole : « Comment Satan peut-il expulser Satan ? Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne peut pas tenir. Si les gens d’une même maison se divisent entre eux, ces gens ne pourront pas tenir. Si Satan s’est dressé contre lui-même, s’il est divisé, il ne peut pas tenir ; c’en est fini de lui. Mais personne ne peut entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens, s’il ne l’a d’abord ligoté. Alors seulement il pillera sa maison. Amen, je vous le dis : Tout sera pardonné aux enfants des hommes : leurs péchés et les blasphèmes qu’ils auront proférés. Mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, il n’aura jamais de pardon. Il est coupable d’un péché pour toujours. » Jésus parla ainsi parce qu’ils avaient dit : « Il est possédé par un esprit impur. » Alors arrivent sa mère et ses frères. Restant au-dehors, ils le font appeler. Une foule était assise autour de lui ; et on lui dit : « Voici que ta mère et tes frères sont là dehors : ils te cherchent. » Mais il leur répond : « Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? » Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »Mc 3,20-35 La logique de Dieu n’est pas naturellement la nôtre. Il est bon, et même nécessaire qu’elle vienne nous bousculer. Si facilement et si souvent, nous nous faisons un Dieu à notre mesure, qui correspond à l’image que nous nous faisons de Lui. Thérèse en était bien consciente: «Vivre d’Amour, quelle étrange folie!» Me dit le monde, «Ah! cessez de chanter, Ne perdez pas vos parfums, votre vie, Utilement sachez les employer!…» T’aimer, Jésus, quelle perte féconde !… Tous mes parfums sont à toi sans retour, Je veux chanter en sortant de ce monde : «Je meurs d’Amour!» PN17 Lorsque la Parole de Dieu nous bouscule, il est bon de repartir de l’essentiel: Dieu est Amour! Là se trouve toujours une clé de lecture inébranlable: Dieu n’est qu’Amour! Ainsi Thérèse peut relire ce passage de l’Écriture: 20. Un jour que les pécheurs écoutent la doctrine De Celui qui voudrait au Ciel les recevoir Je te trouve avec eux, Marie, sur la colline Quelqu’un dit à Jésus que tu voudrais le voir, Alors, ton Divin Fils devant la foule entière De son amour pour nous montre l’immensité Il dit : «Quel est mon frère et ma sœur et ma Mère,» «Si ce n’est celui-là qui fait ma volonté?» 21. O Vierge Immaculée, des mères la plus tendre En écoutant Jésus, tu ne t’attristes pas Mais tu te réjouis qu’Il nous fasse comprendre Que notre âme devient sa famille ici-bas Oui tu te réjouis qu’Il nous donne sa vie, Les trésors infinis de sa divinité !… Comment ne pas t’aimer, ô ma Mère chérie En voyant tant d’amour et tant d’humilité ? PN 54 Jésus ne rejette pas sa propre famille, mais il saisit cette occasion pour offrir à tout homme de devenir sa famille. Thérèse aime à rappeler ces paroles de Jésus: « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure.» Jn 14,23 Ce que Jésus nous demande, c’est de garder sa Parole, c’est de faire sa volonté: Ma joie, c’est la Volonté Sainte De Jésus mon unique amour Ainsi je vis sans nulle crainte J’aime autant la nuit que le jour. PN 54 En ce 9 juin, reprenons avec Thérèse son offrande à l’Amour Miséricordieux.  Méditons-le et avec elle, osons à notre tour ouvrir notre coeur pour donner à Jésus la joie de faire en nous, son oeuvre de Miséricorde.

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Coup de Coeur

  • La Lettre

    La Semaine Laudato Si’ 2023 est célébrée du 21 au 28 mai illustrée par le film « La Lettre », « à l’occasion du huitième anniversaire de l’encyclique historique du pape François sur la sauvegarde de la création ». Cette célébration vise à réunir les catholiques afin de se réjouir des progrès accomplis pour donner vie à Laudato Si’ et à montrer comment les protagonistes de “La Lettre” y parviennent déjà. » Il nous appartient de ne pas fléchir dans nos efforts pour préserver notre maison commune et comme Thérèse ne négliger aucun petit détail du quotidien : le choix de notre nourriture, l’eau, l’électricité, les déplacements, …

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