“Que mon cœur guérisse de cette maladie qui est la culture de l’indifférence”.

Telle est la prière que le Pape nous invitait à faire il y a quelques jours. Telle est l’attitude que Marie nous entraîne à adopter dans l’Evangile de ce jour…

En ce temps-là, il y eut un mariage à Cana de Galilée. La mère de Jésus était là. Jésus aussi avait été invité au mariage avec ses disciples. Or, on manqua de vin. La mère de Jésus lui dit : « Ils n’ont pas de vin. » Jésus lui répond :« Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue. » Sa mère dit à ceux qui servaient : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le.”
Or, il y avait là six jarres de pierre pour les purifications rituelles des Juifs ; chacune contenait deux à trois mesures, (c’est-à-dire environ cent litres). Jésus dit à ceux qui servaient : « Remplissez d’eau les jarres. » Et ils les remplirent jusqu’au bord. Il leur dit : « Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas. » Ils lui en portèrent. Et celui-ci goûta l’eau changée en vin. Il ne savait pas d’où venait ce vin, mais ceux qui servaient le savaient bien, eux qui avaient puisé l’eau.
Alors le maître du repas appelle le marié et lui dit : « Tout le monde sert le bon vin en premier et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon. Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. »
Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana de Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui. Jn 2,1-11

 « L’amour de Dieu est toujours le premier, c’est un amour de compassion, de miséricorde » rappelait le Pape François. C’est vrai que l’opposé de l’amour est la haine, mais chez beaucoup de personnes, il n’y a pas de « haine consciente » : « l’opposé plus quotidien de l’amour de Dieu, de la compassion de Dieu, c’est l’indifférence ». « Beaucoup de bonnes personnes … ne comprennent pas les besoins des autres, explique-t-il, elles ne sont pas capables de compassion. »
Dans cette page d’Evangile, Marie nous enseigne à intercéder pour nos frères: être attentif à leur vie, à leurs besoins, et les présenter au Seigneur tout simplement. Ne pas dire à Dieu ce qu’Il doit faire, mais se tourner vers lui, dans la confiance, sûrs qu’Il entendra notre appel, et y répondra.
Thérèse, à l’exemple de Marie, confie sa cousine au Seigneur:

Je demande à Notre Seigneur qu’Il soit aussi généreux à votre égard qu’il le fut autrefois pour les époux des noces de Cana. Puisse t-il changer toujours l’eau en vin !… C’est-à-dire continuer de vous rendre heureuse et puis d’adoucir autant que possible les épreuves qui se rencontrent dans la vie. LT166