“Gardez courage!”
Quelles que soient nos tribulations intérieures, notre peu de foi pour oser témoigner ou nos peurs face au déferlement de la violence, Jésus nous interpelle et nous encourage à tenir le cap de l’espérance. Dieu le Père nous connait, nous aime. Chacun a du prix à ses yeux.

En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Ne craignez pas les hommes ; rien n’est voilé qui ne sera dévoilé, rien n’est caché qui ne sera connu. Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en pleine lumière ; ce que vous entendez au creux de l’oreille, proclamez-le sur les toits.
Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps. Deux moineaux ne sont-ils pas vendus pour un sou ? Or, pas un seul ne tombe à terre sans que votre Père le veuille. Quant à vous, même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Soyez donc sans crainte : vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux.
Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux. Mais celui qui me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est aux cieux. » Mt 10, 26-33

Enfant, Thérèse a pris conscience que le Seigneur veillait sur elle, et plus que veiller, Il l’aime d’un Amour infini. Ainsi rapporte-t-elle cette anecdote de son enfance… anecdote qui en dit long !
Son nom est écrit dans le ciel, n’est-ce pas rassurant? 

En revenant je regardais les étoiles qui scintillaient doucement et cette vue me ravissait… Il y avait surtout un groupe de perles d’or que je remarquais avec joie trouvant qu’il avait la forme d’un T, je le faisais voir à Papa lui disant que mon nom était écrit dans le Ciel
et puis ne voulant rien voir de la vilaine terre, je lui demandais de me conduire, alors sans regarder où je posais les pieds, je mettais ma petite tête bien en l’air en ne me lassant pas de contempler l’azur étoilé Ms A,18r°

Quand la tempête souffle dans nos vies, oserons-nous croire que notre nom est aussi écrit dans le ciel ? qu’il est gravé dans le cœur de Dieu? Oserons-nous prendre le parti de Jésus-Christ?

Thérèse a aussi lutté face aux adversités de la vie. Elle est loin d’être la gentille petite fille naïve que l’on voudrait parfois nous faire croire. Thérèse est une âme de feu. Mais ses armes, pour combattre, elle les reçoit de Dieu. Elle ne peut par elle-même mener le combat, aussi elle attend tout de son Sauveur, non pas dans une passivité stérile, mais dans une attitude du cœur qu’elle veut renouveller sans cesse…

Ainsi l’exprime-t-elle dans cette poésie Mes armes, qu’elle écrit quelques mois avant sa mort

Du Tout-Puissant j’ai revêtu les armes
Sa main divine a daigné me parer
Rien désormais ne me cause d’alarmes
De son amour qui peut me séparer ?
A ses côtés, m’élançant dans l’arène
Je ne craindrais ni le fer ni le feu
Mes ennemis sauront que je suis reine
Que je suis l’épouse d’un Dieu !
O mon Jésus ! je garderai l’armure
Que je revêts sous tes yeux adorés
Jusqu’au soir de la vie, ma plus belle parure
Seront mes Vœux sacrés ! PN 48

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2. O Pauvreté, mon premier sacrifice Jusqu’à la mort tu me suivras partout Car je le sais, pour courir dans la lice L’Athlète doit se détacher de tout Goûtez, mondains, le remords et la peine Ces fruits amers de votre vanité. Joyeusement, moi je cueille en l’arène Les palmes de la Pauvreté. Jésus a dit : «C’est par la violence Que l’on ravit le royaume des Cieux. » Eh bien !la Pauvreté me servira de Lance De Casque glorieux.

3. La Chasteté me rend la sœur des anges De ces Esprits purs et victorieux. J’espère un jour voler en leurs phalanges Mais dans l’exil je dois lutter comme eux. Je dois lutter sans repos et sans trêve Pour mon Epoux le Seigneur des seigneurs La Chasteté c’est le céleste Glaive Qui peut lui conquérir les cœurs La Chasteté c’est mon arme invincible Mes ennemis par elle sont vaincus Par elle je deviens, ô bonheur indicible ! L’Epouse de Jésus.

4. L’ange orgueilleux au sein de la lumière S’est écrié : «Je n’obéirai pas!» Moi je m’écrie dans la nuit de la terre «Je veux toujours obéir ici-bas.» Je sens en moi naître une sainte audace De tout l’enfer je brave la fureur L’Obéissance est ma forte Cuirasse Et le Bouclier de mon cœur Dieu des Armées, je ne veux d’autres gloires Que de soumettre en tout ma volonté Puisque l’Obéissant redira ses victoires Toute l’Eternité.

5. Si du Guerrier j’ai les armes puissantes Si je l’imite et lutte vaillamment Comme la Vierge aux grâces ravissantes Je veux aussi chanter en combattant Tu fais vibrer de ta lyre les cordes Et cette lyre, ô Jésus, c’est mon cœur ! Alors je puis de tes Miséricordes Chanter la force et la douceur En souriant je brave la mitraille Et dans tes bras, ô mon Epoux Divin En chantant je mourrai, sur le champ de bataille Les Armes à la main !… PN 48